Plantes d'appartement.
Comment les soigner.
Les plantes d'appartement sont
souvent d'origine tropicale ou
continentale.
Ce n'est pas dire qu'elles sont
nées elles-mêmes sous les
tropiques, ou les pays froids,
mais elles subissent les lois d'héridité créées par leurs espèces.
Quand on les achète, elles sortent de serres ou l'on reconstitue pour elles un climat et un milieu à peu près équivalent à ceux de leur famille.
Dans nos intérieurs, elles doivent subir une adaptation tout comme les personnes déplacées.
Pour leur assurer toutes chances de survie et de prospérité, il convient de respecter certaines conditions.
Une température douce et régulière.
La différence d'origine impliquerait pour chaque plantes des températures spécifiques, pouvant aller de 10° (Asparagus, Cissus, Keutias, etc...) jusqu'à 20° (Dracaenas, Anthuriums,etc...).
Mais, par commodité, on peut adopter une température moyenne de l'ordre de 15° à 18° sans risquer de faire souffrir les plus fragiles.
Pas de courant d'air.
Sous prétexte d'aérer les plantes sédentaires, il est nuisible de les mettre dehors même par beau temps.
Le vent même léger fatigue leur tige et dessèche leurs feuilles.
Se contenter d'ouvrir les fenêtres pour faire entrer l'oxygène nécessaire à leur vie, en les écartant du contact direct de l'air.
Une lumière contrôlée.
Si la lumière est indispensable à la fonction chlorophyllienne, elle ne doit pas s'accompagner d'un ensoleillement brutal.
Les plantes exposées au soleil peuvent être brûlées rapidement.
La lumière doit être:
- réduite pour toutes les Fougères;
- moyenne pour les Philodendrons, Ficus, Lierres, Asparagus;
- forte pour les plantes à feuillage coloré.
Une humidité ambiante.
L'Atmosphère desséchée par le chauffage peut être mortelle pour les plantes.
On lutte contre la sécheresse par:
- des pulvérisations d'eau tempérée sur les feuillages;
- des saturateurs installés sur les radiateurs;
- des bacs-jardinières garnis de galets en partie immergés dans de l'eau.
Les pots doivent reposer sur les galets et non directement dans l'eau.
En s'évaporant, le liquide entretient une humidité permanente autour des plantes.
Des arrosages qui varient,
avec les saisons et avec le milieu.

Peu fréquents en hiver au moment ou la végétation est au repos, les arrosages doivent se répéter progressivement de mars à juillet, pour se ralentir en automne.
Avue d'oeil, on peut juger si la plante a besoin d'eau, en examinant le degré de sécheresse superficielle de la terre, jusqu'à environ 5 ou 10 m/m de profondeur.
Ne jamais laisser le pot baigner en permanence dans une assiette d'eau, les racines, saturées pourriraient.
Veiller à ce que l'eau traverse bien la motte et s'écoule par le trou de drainage.
Une toilette des feuilles de temps en temps.
Avec une éponge humide pour décoller la poussière qui empêche la feuille de respier.
De la nourriture ou des fortifiants.
La nourriture trouvée dans une terre qui stagne en vase clos doit être renouvelée par le rempotage de la plante.
A effectuer au printemps (de mars à avril) dans un pot un peu plus grand.
Des engrais solubles ou solides varient avec les espèces et sont généralement indiqués par l'horticulteur ou le fleuriste.
Vaincre l'ennemi.
L'ennemi qui se manifeste en surface (parasites, pucerons, araignées rouges) est vaincu avec un insecticide en bombe.
Celui qui agit souterrainement (le ver) doit être déniché.
Si vous répugnez à fouiller la terre, déclenchez l'opération pomme, très efficace quand il n'y en a pas des mille et des cents.
Coupez une pomme en deux, tournez-là, chair contre terre.
Le ver attiré par l'odeur...vous serez surpris du résultat.
leur développement.
On est parfois surpris de la vigueur que prennent certaines plantes grimpantes.
Quand elles trouvent dans la maison un milieu favorable, rien ne peut plus les arrêter.
Il faut s'ingénier alors à guider leur course pour qu'elles se développent là ou l'on veut exactement qu'elles aillent.
Le Cissus, en général, ne pose pas de problème, on le manoeuvre comme une vigne.